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Quels sont les arômes les plus dangereux pour la santé

A peine sortie de sa première décennie, la cigarette électronique est déjà poursuivie par les études scientifiques afin de connaître ses effets. Longtemps comparée à la cigarette naturelle, les constructeurs et les vendeurs se sont reposés sur les risques mutuels à savoir le niveau de toxicité. Sur ce, les consommateurs ont pu constater l’opportunité apportée par cette nouvelle ère et profiter de l’occasion pour profiter du gadget inoffensif (toujours par rapport à la cigarette).

Pourtant, cette période victorieuse n’aura pas duré longtemps car l’Administration et la communauté scientifique n’a pas pu s’empêcher de scruter les éléments de l’accessoire depuis sa fabrication jusqu’aux molécules des E-liquides. En moins de cinq ans, des recherches ont abouti sur le caractère dangereux des E-cigarettes et tous se basent sur le mauvais comportement des arômes vaporisés.

Aux Etats-Unis comme en Europe, ces études se poursuivent et s’engagent profondément dans l’objectif de statuer sur la situation réelle des produits de la vape.

En 2015 les chercheurs « Lerner and al » de l’université de Rochester Medical Center de New York ont effectué des tests sur des animaux (notamment des souris) qui ont été exposés à la vapeur des cigarettes électroniques avec diverses arômes. Les résultats à peine divulgués, on a pu lire dans les blogs et les médias que la « vap » peut endommager les poumons, quelques arômes comme la cannelle ou les arômes fruités ont été visés.

En Europe, des études de même envergure ont été établies dans l’Université de Salford au Royaume-Uni et ont débouchées sur des arômes à caractère nocif qui peuvent altérer la santé humaine. Une vingtaine de produits (de saveurs liquides) ont été mis à table et pas moins de cinq parfums ont été retenus (caramel, menthol, fruités…) comme « plus toxiques » que les autres après 72 heures d’exposition.

Les arômes sont responsables

Il faut savoir que dans un E-liquide, il plusieurs composantes : le propylène glycol et la glycérine végétale qui forment la base de la solution dans laquelle les saveurs et les additifs sont stockées ; les arômes qui sont responsables de la personnalité du goût, et enfin les additifs qui permettent d’accentuer le rendu.

Si tous ces éléments sont passés au crible, chacun d’eux ont reçu des critiques (à moindre mesure) mais c’est au niveau des arômes que les recherches sont plus poussées. Effectivement, en dehors de la nicotine (que la vape partage avec la cigarette), l’origine et l’avenir des substances synthétisés pour parfumer la vapeur ne sont pas exempts de substances suspectes.

Des intentions de bannissements des arômes dans les E-liquides ont d’ailleurs pointés leur nez en 2014 aux Etats-Unis par des groupes anti-vape dans la ville de New-York pour cause de toxicité.

Cette réaction n’est pas dénuée de sens car, en dépit des contrôles de fabrications imposés aux constructeurs (notamment sur le dosage de la nicotine et l’origine des bases), le traitement des arômes sont moins surveillés. Dans cet ordre d’idées, la législation reste muette sur le caractère naturel, alimentaire, ou synthétique des saveurs.

Avec la concurrence qui existe actuellement dans le marché des e-liquides, ces fabricants sentent le besoin de créer de nouvelles gammes hors-catégories pour remettre leurs produits dans la course. Des arômes chewing-gum, barbe à papa, ou encore CBD (Cannabidiol tiré du cannabis) émergent ainsi des laboratoires sans que la loi ne puisse rien faire. Cette législation reste sur ses gardes mais n’agit pas activement à cause de la qualité des recherches qui restent péremptoires, et puisque rien n’a indiqué la nocivité des arômes depuis leurs productions, on ne peut pas statuer sur son autorisation.

Pourquoi un arôme est-il dangereux ?

Le vapotage est interdit aux mineurs moins de 18 ans car des effets néfastes ont été découverts sur son utilisation. Tout d’abord, parce que l’E-cig est un accessoire de sevrage tabagique qui consiste à sensibiliser voire convaincre le fumeur d’arrêter de fumer. Son principe actif c’est l’ E-liquide, qui contient un arôme naturel ou synthétique chauffé par le clearomiseur pour permettre l’inhalation du produit. Le caractère chimique des arômes secrète une toxicité pas très élevée mais qui peut engendrer des effets négatifs dans le temps (ce qui n’a pas été officiellement prouvé).

En second lieu, c’est l’acte de chauffe qui rend les chercheurs sceptiques car mêmes alimentaires, la vaporisation des saveurs et des parfums ne sont pas garantis sains pour la santé, aussi tous produits de la vapoteuse risque de créer des interactions moléculaires non favorables à la physiologie du corps humain. C’est ce qui rend les chercheurs encore plus intransigeants car avec les DIY, le choix et le dosage des composants sont libres, et si ces derniers ne sont pas convaincus des laboratoires des fabricants, « faire son e-liquide » chez soi est considéré comme fatal.

La loi sur les TPD a agi en guise de garde-fou pour les producteurs européens. L’eliquide français ne peut plus être vendu en quantité supérieur à 10ml s’il est nicotiné, et les boosters sont limités à 20mg (mg ml) pour les DIY. Si ce n’est que symbolique, c’est déjà un pas en avant vers la prévention, et les vapoteurs DIYeurs doivent s’inspirer de cet acte avant de composer leur liquides :limiter la proportion PG VG, consommer modérément les arômes selon la quantité et le dosage (10ml, 20ml, 30ml ou plus), respecter la configuration de l’accessoire (puissance de l’atomiseur)

Pour continuer à vapoter, il faut retenir qu’un e-liquide et surtout un arôme n’est pas totalement inoffensif pour votre santé, afin d’écarter les dangers les plus imminents, il faut suivre les consignes de sécurité du produit (conformité). Avec le choix gigantesque qui s’offre aux vapoteurs, choisir son e-liquide devient maintenant plus ardu car le risque de tomber sur des produits non vérifiés est plus grand surtout pour les débutants. Enfin, il faut se préserver des arômes à contenance synthétiques (non alimentaires, et chimiques) et opter pour ceux qui suivent une chaine de production contrôlée et soucieuses des règlementations.

Il est important de s’informer sur un e-liquide vendu en boutique ou en ligne, la notoriété et la responsabilité du constructeur pèse beaucoup dans ces cas. Ne vous aventurez pas vers les saveurs qui n’ont pas récoltées d’avis suffisants, celles qui ont été étudiés et rejetées par la science et vérifiez constamment les origines des produits (se référant aux produits traçables)

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À propos Sarah Dutrani

Grande passionnée du monde des vapoteurs, j'ai découvert la cigarette électronique il y a déjà 3 ans et je suis devenu une grande adepte ! Ancienne fumeuse de Tabac j'ai pu arrêter grâce à la cigarette électronique. Aujourd'hui je m'occupe du blog Kinamik afin de transmettre mon expérience sur le sujet.

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