Revue de Presse

Nouveau projet de réglementation de la cigarette électronique aux Etats-Unis

Le 24 avril 2014 est une date à retenir dans l’univers de la cigarette électronique. Ce jour-là, la FDA ou Food and Drug Administration dévoile le projet de réglementation portant sur la cigarette électronique. Pour rappel, cette agence américaine est celle qui octroie les autorisations de commercialisation de produits alimentaires et de médicaments. Michael Siegel, médecin qui occupe le poste de professeur au sein de l’université de Boston, fait connaître son avis sur la question et le fait en trois temps. D’abord, les points forts, les inconvénients et ce qui ne va pas.

Points forts :

La commercialisation d’e-cigarettes aux mineurs est interdite, peu importe le canal de vente (Internet, boutique en briques et mortier).

Les « adultes » pourront, pour leur part, acheter des cigarettes électroniques où ils le souhaitent, notamment sur Internet.

Les e-cigs pourront être aromatisés, faisant de ces produits des concurrents redoutables à la cigarette classique.

Promouvoir la cigarette électronique auprès du public adulte est tout à fait possible. A noter toutefois que la FDA va très probablement prendre une décision supplémentaire concernant le marketing à l’avenir.

Pour l’instant, l’ensemble des cigarettes électroniques disponibles sur le marché peuvent continuer à être écoulés. Les fabricants disposent toutefois d’un délai de 2 ans pour envoyer une demande d’approbation à la FDA. Parallèlement, d’autres acteurs pourront proposer des nouvelles e-cigarettes (toujours dans un délai de 2 ans) sans avoir besoin d’une autorisation préalable de cet organisme.

Quelques inconvénients

Le projet ne prévoit pas de limitation de la promotion de la cigarette électronique vis-à-vis des jeunes. Des restrictions devraient être mises en place pour protéger les jeunes tout en faisant en sorte de toucher le public visé (les adultes).

Sur le long terme, tout nouveau produit devra justifier d’une approbation ou d’une équivalence. Cela pourrait constituer un frein aux innovations dans le domaine de la cigarette électronique. Tout dépendra des preuves demandées par l’agence pour l’approbation des éventuelles demandes. Cela constituera, en outre, un handicap pour les petites entreprises et favorisera les fabricants d’envergure. A noter, en outre, que le traitement des demandes pourrait prendre énormément de temps.

Ce qui ne va pas

Dans le chapitre de « ce qui ne va pas », la section 911 est appliquée aux cigarettes électroniques. Il s’agit d’un véritable désastre dans la mesure où cela pourrait être néfaste à la santé publique. Les fabricants devront, en effet, mentir de façon implicite sur les objectifs de leurs produits et sur l’innocuité de ceux-ci. En outre, la FDA n’est pas convaincue que l’e-cigarette soit des produits plus « sûrs » par rapport à la cigarette à tabac. L’agence n’a d’ailleurs pas confirmé cela et aucune étude solide ne le prouve.

A cause de cela, les fabricants ne pourront pas révéler les véritables avantages de la cigarette électronique, à savoir qu’elle présente un bien moindre risque par rapport à la cigarette traditionnelle.

En définitive, le nouveau projet de réglementation est plutôt désastreux mais cela aurait pu être pire. En effet, la vente sur Internet reste possible et les arômes sont conservés. Par ailleurs, tous les produits actuellement en vente peuvent continuer à être commercialisés.

Cet article nous a été proposé en partenariat avec Digital Smoker boutique en ligne spécialisée dans la cigarette électronique.

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