Dossier E-cigaretteRevue de Presse

Salon Vapexpo 2014 : Le feedback de Kinamik

Un peu tardivement, et nous nous en excusons platement, nous voulions revenir sur Vapexpo 2014, le premier salon de la cigarette électronique qui s’est déroulé à Bordeaux les 13, 14 et 15 mars derniers. Petite difficulté les rédacteurs habituels de Kinamik étaient tous à ce moment là (par commencer par votre rédactrice…) à droite et à gauche mais pas malheureusement dans la cité girondine. Je n’ai pu me libérer qu’une journée pour une visite de survol dont vous aurez ici quelques impressions.

Vapexexpo : un premier salon sur la e-cig en France

Le temps était de la partie sur ce premier Vapexpo : salon international de la cigarette électronique. Sachant que nous ne disposions tristement que d’une journée, le vendredi, pour faire un saut à Bordeaux, c’était déjà très agréable.

Salon_Vapexpo_2142

Salon « international » le titre était un peu ronflant au vu des quelques stands qui nous attendaient, mais l’envie de bien faire était là, et que ce soit au niveau du cadre au bord de la Garonne, ou de l’organisation générale, nous avons sentis une bonne volonté contagieuse.

Sur cette seconde journée du 13 mars, théoriquement consacrée aux pros, l’affluence était loin d’être ridicule, en tout cas elle cadrait avec la configuration des lieux, puisque les allées n’était ni désertiques, ni encombrées. En dehors des stands eux-mêmes, un espace central était prévu pour accueillir différents intervenants du monde de la cigarette électronique. Cela a été notre principal regret, ne disposant que de peu de temps, nous n’avons pu, là aussi, que « survoler » ce qui s’est dit.

En plus des acteurs des assos concernées par le monde de la vapote, quelques représentants de marques connues ont défilés, ainsi que des invités ayant plus un profil « santé/médical », et je dois dire que c’était très appréciable. La qualité des débats et l’interaction avec le public présent étaient réelles, rendant notre passage éclair d’autant plus frustrant.

Tout cela, malgré la taille modeste des lieux, et le coté « première fois » indéniablement visible, nous a fait une bonne impression

Des liquides et encore des liquides.

La tonalité général était tout de même à la surreprésentation des fabricants d’e-liquide, et dans ce domaine les gros sont identifiables immédiatement. Le gap est en effet perceptible entre, pêle-mêle : Vincent dans les vape, D’lice , Liquideo, et disons…à peu près tous les autres. Nous avons donc pu admirer les installations de ces marques qui déparaient par leur sérieux et leur agencement. Vincent dans les vapes remporte probablement la palme avec un stand à la fois grand, accueillant (d’ailleurs rempli en permanence) et innovant avec son « banc d’essai ».

Salon_Vapexpo_2145

Le Juke vapes puisque c’est son nom, a fait forte impression.

Ce système présentait l’ensemble des parfums Vdlv, et un bouton vous permettait, sans avoir à même poser les lèvres sur les drip tip, d’obtenir une grosse bouffée des différentes productions de la marque. Nous ne savons pas comment ça marche (même si nous avons une vague idée), en tout cas, au risque de passer pour des gros ploucs, c’est la première fois que nous l’avions sous les yeux et c’est une réussite.

Les autres grands gagnants était incontestablement Dlice et son nouveau display, présentant sa gamme tout en couleur.

Salon_Vapexpo_2140

Le tout avec des petits gâteaux toujours bien venus, et un accueil très pro.

Le dernier endroit qui ne désemplissait pas non plus, était l’antre de Liquideo, marque ultra implantée, surtout dans les magasins physiques, qui au-delà de ses produits habituels, semble vouloir faire l’effort de lorgner vers un packaging et des recettes d’e-liquide qui ont le mérite de dénoter par rapport à la production hexagonale.

Leur nouvelle gamme « Dandy » manifestement inspirée de liquides américains, a le mérite de bousculer la façon de faire bien française, consistant à ne proposer que trois familles de saveurs (tabacs, fruits, alimentaire) aux frontières bien définies, et semble-t-il intangibles.

Salon_Vapexpo_2144

Même si la marque ne fait pas partie de nos favorites, loin de là, on ne peut que saluer l’initiative, nous qui râlons assez souvent sur les similitudes entre les produits français. Nous avons tout de même a modérer notre enthousiasme, les parfums dont s’inspire très librement Dandy étant rapidement identifiables (ah tiens un cousin du Tribeca !).

Le reste des stands, pour ce qui est des liquides était beaucoup plus modeste dans la forme et le fond, mais en tout cas en nombre ! Et c’est un des enseignements majeurs de ce salon Vapexpo. Au-delà de ce qui est massivement rapporté par la presse généraliste, à savoir l’explosion du marché de la cigarette électronique, on oublie assez souvent de rentrer dans le détail et de préciser qu’a l’intérieur même du marché c’est aujourd’hui le secteur de l’e-liquide qui est en train d’exploser. Nombreux sont ceux qui semblent s’être découvert depuis peu une vocation de chimiste, avec toutes les questions que cela peut poser. Les arguments massues du « nous sommes français, nous produisons en France » accompagnés de « on a tous mis une blouse blanche pour paraitre crédible » peuvent laisser songeur.

Nul doute que le durcissement législatif qui devrait voir le jour d’ici peu risque de bousculer un peu tout cela.

Et ils sont où les fabricants.

Autre détail révélant la jeunesse de ce marché et la première fois de ce salon Vapexpo : la proportion plus que réduite des fabricants. Si parmi les intervenants des conférences, on a pu profiter des vues éclairées de le directeur France de Joyetech , c’était par contre un peu le désert du coté des stands. Kangertech était représenté avec un espace a minima, pas franchement en rapport avec l’importance de cette marque dans le monde de la cigarette électronique. Cela n’a pas empêché le-dis stand d’être quasi en permanence (en tout cas sur la petite journée ou nous avons pu être présents) pris d’assaut, mais nous nous sommes pris à rêver d’installations aussi ambitieuses et accueillantes que ce que les gros producteurs français d’e-liquide ont pu montrer.

C’est bien évidemment une première initiative, parions que la seconde édition de Vapexpo verra une internationalisation plus tangible.

Au nombre des exceptions nous avons pu noter la présence de Seego, fabricant chinois dont les productions lorgnent du coté du Protank, avec quelques petits plus techniques ici et là.

Salon_Vapexpo_2147

Nous n’avons pas pu nous pencher plus sur la chose, affaire à suivre donc…

A signaler également le stand de Global Solution qui paraît être un des distributeurs (« le » distributeur ?) européen de marques aujourd’hui incontournables, telles que Aspire, ou encore Innokin. L’occasion de repartir avec un catalogue, mais nous aurions aimés là aussi un espace digne de ce nom présentant ces marques, qui en valent la peine, de façon plus séduisante.

Salon_Vapexpo_2141

On aurait aussi apprécié plus d’initiative comme Créavap qui présentait ses produits :

Salon_Vapexpo_2148

En dehors des marchands en ligne ou physiques, des importateurs et des petits chimistes, la cigarette électronique c’est aussi tout un tas de bricoleurs parfois inspirés, qui ont leur place sur un salon. On se prend à rêver pour l’an prochain.

Et puis Vapexpo c’était aussi des questions…beaucoup de questions.

Donc nous l’avons constaté et dit : une vraie envie de bien faire, une vraie organisation, des gens sympathiques et des stands qui valaient le déplacement, même si il y avait quelques frustrations, mais ça permet de fantasmer la seconde édition.

L’autre enseignement de Vapexpo, en dehors de la présence « en dur » de tel ou tel, étaient bien l’ambiance général de ce salon. A travers les thématiques abordées lors des conférences/débats, mais aussi dans les échanges que nous avons pu avoir avec d’autres visiteurs, la note diffuse de ce salon était les questionnements tous azimuts.

Dans un domaine en passe d’être régulé au mépris de l’intérêt des utilisateurs et surtout des problématiques de santé, les interrogations vont bon train.

Au coté de conférences à visées pédagogiques, refaisant le survol des connaissances (en terme de santé) acquises sur les effets de la cigarette électronique, ou sur la chronologie qu’on suivit les évolutions des discussions au niveau des pouvoirs publiques, la plupart des débats qui se sont déroulés s’articulaient autour des menaces qui pèsent sur ce marché.

Les faisceaux de pression largement identifiés et commentés : fiscalité, industries du tabac et des laboratoires pharmaceutique, dessinent un futur sombre illustré récemment par la nouvelle directive pour la réglementation des produits du tabac sur le marché de l’union européenne, que le conseil de l’Europe a approuvé le 14 mars dernier.

D’ici 2 ans, période laissée pour la mise en place d’une nouvelle réglementation dans les différents pays, nous devrions voir qu’elles vont être les grands changements redoutés. Tout le monde s’accorde sur le diagnostique, tout le monde connait les adversaires, reste à trouver un mode de contre attaque commun, sans les moyens duquel aucune défense des intérêts de la filière ne sera possible.

Les groupes ennemis de la cigarette électroniques ont tout intérêt à voir ce nouveau marché noyé par une réglementation pléthorique qui tuera son expansion. Eux, n’ont pas attendu de discuter et de se fédérer, ils sont là, ont des moyens d’action et des ressources quasi infinies comparé aux acteurs de la cigarette électronique.

Les intervenants de Vapexpo l’ont bien souligné, reste à présent à se faire entendre…ce ne sera pas facile.

N’hésitez pas à nous donner votre avis !

 

Notez cet article

Review Overview

Ambiance / Lieu
Nombre d'exposants
Organisation

Mission réussie

Une première édition prometteuse !

User Rating: 4.7 ( 1 votes)
Bouton retour en haut de la page